Sud Éducation Paris 1 organise le mercredi 19 juin 2019 à 17h30, en salle D633, Galerie Jean-Baptiste Dumas, Sorbonne une réunion publique à laquelle sont conviés tous les personnels titulaires et non titulaires de l’université Paris 1.

Le 3 juin 2019, un appel des chercheuses et chercheurs précaires de l’ESR a été adressé aux fédérations et confédérations syndicales nationales afin que ces dernières organisent une mobilisation pour réagir à la situation dramatique de l’emploi à l’ESR. Cet appel participe d’une mobilisation grandissante chez les précaires (doctorant·e·s et docteur·e·s sans poste) qui dénoncent des conditions d’emploi et de travail de plus en plus insupportables dans l’enseignement supérieur et la recherche, où les besoins sont criants et les moyens alloués pour y répondre plus qu’insuffisants.

Vous trouverez le texte de l' »Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique », signé par une douzaine de collectifs et associations de chercheur.se.s précaires, ci-dessous .

SUD EDUCATION Paris 1 et la section locale du SNESUP-FSU de Paris 1 ont accepté de répondre présents.
À ce titre, Sud Éducation Paris 1 organise le mercredi 19 juin 2019 à 17h30, en salle D633, Galerie Jean-Baptiste Dumas, Sorbonne (entrer par le 14 rue Cujas ou par le 1 rue Victor Cousin), une réunion publique à laquelle sont conviés tous les personnels titulaires et non titulaires de l’université Paris 1.
 
 
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Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.
Nous, jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteures et docteurs sans poste, doctorantes et doctorants appelons les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires de la fonction publique à réagir à la situation dramatique de l’emploi dans le service public d’enseignement supérieur et de recherche.
On ne compte plus les postes de titulaires gelés, voire supprimés, à l’université et au CNRS, alors que les exigences auxquelles les jeunes chercheuses et chercheurs doivent se soumettre et les cohortes d’étudiant-e-s n’ont jamais été aussi élevées. Nous demander toujours plus, pour nous en donner toujours moins, pour nous priver toujours plus d’emplois stables permettant de nous projeter et nous protéger a minima dans nos vies, mais également dans notre travail : cela n’est plus possible. Cette situation n’engendre pas seulement de la frustration : elle casse, elle humilie, elle détruit trop de personnes. 
Les titulaires en charge des recrutements ne savent plus quoi dire aux candidates et candidats, tellement elles et ils se sentent désemparé·e·s, si ce n’est qu' »il manque des postes », que la « situation est difficile »… Elles et ils ne souhaitent pas nous décourager, tant elles et ils savent les efforts que nous avons dû nécessairement fournir pour ne serait-ce qu’espérer nous faire une place dans ce milieu. Elles et ils voient également que la compétition entre chercheuses et chercheurs s’est substituée, pour le pire, à leur désir de collaboration collégiale.
Elles et ils savent enfin que le système d’enseignement supérieur et de recherche dépend fondamentalement des précaires pour tenir. Et à effectifs d’étudiantes et étudiants constants, si ce n’est plus élevés (comme cela a déjà été annoncé pour l’année prochaine), nous savons toutes et tous ce que le gel et la suppression de poste systématiques signifient en termes de situation de l’emploi : encore plus de précaires et de précarité qu’auparavant, un manque croissant d’encadrement des étudiantes et étudiants, si ce n’est même un réel abandon de ces dernier·e·s (inscrites et inscrits par ailleurs de plus en plus systématiquement en contrôle terminal, ou même en enseignement à distance, lorsque les capacités d’accueil sont insuffisantes), et des burn outs de plus en plus fréquents chez les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires, contraint.e.s d’accepter des sur-services parfois délirants et de gérer elles-mêmes et eux-mêmes administrativement la précarité dans leur université.
Si toutes et tous les titulaires ne sont pas touché·e·s de manière égale dans leurs conditions de travail personnelles, en revanche, nous ne pouvons croire qu’elles et ils se réjouissent du sort actuel des jeunes chercheuses et chercheurs ou de leurs étudiantes et étudiants.
Des modes d’action existent pour se faire entendre, réclamer et obtenir ce qui est dû au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche :
    – refuser d’assurer des sur-services
    – refuser de recruter des enseignantes et enseignants vacataires au sein de son unité d’enseignement
    – se prononcer et voter dans les différents conseils d’UFR et centraux contre tout gel ou toute suppression de poste et pour l’embauche de titulaires enseignants et administratifs (les personnels administratifs souffrant également de cette précarisation à tous niveaux)
    – se mettre en grève administrative et retenir les notes
Les difficultés pour se mobiliser existent, elles ne sont cependant pas insurmontables. 
Nous appelons les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche à nous soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des titulaires de l’ESR, et à organiser dès à présent au sein des universités des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.
Les titulaires voulant par ailleurs manifester individuellement leur soutien et leur désir d’agir face à cette situation peuvent également nous contacter directement à l’adresse suivante : appeldesprecaires@gmail.com
    
Ils peuvent également contacter les collectifs de jeunes précaires signataires de cet appel :
   
Collectifs signataires :
– CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs)
– ANCMSP (Association Nationale des Candidat·e·s aux métiers de la science politique) 
– Collectif DICENSUS (Défense et Information des Chercheur·es et Enseignant·es Non-Statutaires de l’Université de Strasbourg)
– Collectif Marcel Mauss (Collectif Marcel Mauss des jeunes chercheurs en sciences sociales de Bordeaux)
– Collectif Doctoral de Sorbonne Université (Association des doctorants et doctorantes de la Faculté des Lettres)
– Association MobDoc de Paris 1 – Panthéon Sorbonne (L’Association des Doctorant·e·s Mobilisé·e·s pour l’Université)
– Collectif vacataires Celsa Paris-Sorbonne
– Collectif des précaires de l’université de Poitiers
– Collectif les 68+ de Nanterre
– Collectif Convacs de l’université de Strasbourg
– Collectif des Doctorant.e.s et Non Titulaires de l’université Lyon 2
 
Premiers syndicats signataires :
– Section locale du Snesup université Paris Nanterre
– Section locale du SNESUP-FSU université de Strasbourg
– Section locale de Sud Éducation de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Section locale du Snesup-FSU de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Le SNESUP-FSU de l’université de Lille
 

Élections au CNESER : le jeudi 13 juin, votons SUD Éducation !

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Qui vote ?
Tous les personnels, titulaires ou non, de l’université, votent le jeudi 13 juin pour leurs représentant.e.s au Conseil national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER).

Pourquoi voter ?
Le CNESER est une instance nationale, consultée sur les réformes qui ont des effets directs sur nos établissements : cadre et carte des formations, répartition des emplois ou encore projets de loi en préparation. Bien que le CNESER soit seulement consultatif, la présence dans cette instance permet à SUD Éducation d’obtenir des informations, afin d’alerter les personnels sur tous les sujets qui les concernent et de construire le rapport de force et la mobilisation collective, qui seule peut garantir des avancées.
Le CNESER est également l’instance qui statue en appel et en dernier ressort sur les décisions disciplinaires prises au sein des établissements contre des personnels et étudiant.e.s : choisir des représentant.e.s qui nous défendent en cas d’attaque par la hiérarchie est donc une nécessité !
Comment voter ?
Pour tout.e.s celles et ceux qui n’ont pas fait la demande de vote par correspondance, le vote se fait en urne dans les bureaux de vote habituels ce jeudi 13 juin :

Centre Panthéon : Galerie Soufflot, 1er étage
Centre PMF : salle C1605, 16ème étage
Centre Saint-Charles : SAS de la Direction, 4ème étage

Si vous ne connaissez pas votre bureau de vote, il figure sur les listes électorales, consultables sur l’intranet de l’université (cliquer sur l’onglet « Intranet ») : DAJI, en haut du site > affaires institutionnelles, à gauche, menu à dérouler > listes électorales et listes de candidatures > CNESER.

Il sera possible de voter SUD Éducation dans deux collèges :

  • Le collège B des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, ATER, doctorant.e.s contractuel.le.s…
  • Le collège des personnels BIATSS

Pourquoi voter SUD Éducation ?
SUD Éducation est un syndicat intercatégoriel qui rassemble les personnels, sans distinction de statut ou de grade. Nous portons un syndicalisme de lutte qui défend les droits des personnels sans compromission avec la hiérarchie. Refusant de s’arrêter à la porte de nos lieux de travail, notre syndicalisme vise un projet de transformation sociale. Pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, nous défendons les principes suivants :

  • Halte à la mise en concurrence des personnels, des équipes et des établissements, sous l’effet d’un assèchement des crédits récurrents au profit d’une recherche par projets et d’une individualisation des rémunérations par primes !
  • Contre la précarité, gagnons la titularisation de tous les personnels précaires !
  • Pour une université publique et ouverte à tou.te.s : non à Parcoursup, non à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires !

Pour en savoir plus, pour consulter notre profession de foi :
https://elections.sudeducation.org/
https://sudeducparis1.wordpress.com/
Facebook : sudeducparis1
Contact : sudeducparis1@gmail.com

Sud Education Paris I soutient le mouvement de rétention des notes mené par les enseignant·e·s non-titulaires de Paris I.

Leurs revendications sont des plus légitimes : les doctorant·e·s, qu’elles et ils soient ATER, contractuel·le·s, vacataires, ou non financé·e·s, sont nos collègues, et doivent pouvoir effectuer le travail de recherche sans avoir à débourser à l’université 380 euros de frais d’inscription annuels. La situation des vacataires est quant à elle dramatique : une rémunération sous le SMIC horaire à l’heure de travail effectif, et des délais de paiement de plusieurs mois, à plus d’un an, après la fin du service réalisé. Cela en dépit du vote en 2016 de la mensualisation des paiements par le conseil d’administration de Paris I.

Il est donc urgent que l’université contractualise immédiatement les doctorant·e·s et les docteur·e·s précaires vacataires, afin de leur permettre d’enseigner dans des conditions dignes, et mette fin aux gels de postes et au recrutement de personnels enseignants précaires lorsque les missions sont permanentes. 

    

Nous appelons ainsi l’ensemble des personnels enseignants à participer à la rétention des notes engagée par les doctorant·e·s et docteur·e·s sans poste de notre université, contre la précarisation de leurs statuts et pour le retrait du décret augmentant drastiquement les frais d’inscription pour les étudiant·e·s étranger·e·s extra-communautaires. Nous nous joignons à l’appel de Mobdoc aux enseignant·e·s des autres universités à joindre le mouvement sur les mêmes revendications locales et contre l’arrêté ‘Bienvenue en France’.

 Nous serons particulièrement vigilant·e·s à ce qu’aucune mesure répressive, menaces ou intimidations, ne soit commises à l’égard de nos collègues grévistes.

La permanence syndicale c’est le jeudi

Sud Education Paris 1 assure un permanence tous les jeudi midis entre 12h et 14h à son local, salle C.1603 au centre PMF.

 

Le semestre a été une fois de plus particulièrement éprouvant pour les personnels et les étudiant·e·s en raison du climat délétère instauré par la présidence et ses délires sécuritaires, sans compter nos conditions de travail qui ne cessent de s’aggraver, le sens de nos métiers qui se perd avec les réformes gouvernementales (Parcoursup l’an dernier, l’augmentation de frais d’inscription pour les étudiant·e·s extra-européen·ne·s cette année…) et le mépris affiché par la présidence de l’université.

Nous vous accueillons donc tous les jeudi pour parler de vos problèmes personnels relatifs à vos conditions de travail, relations hiérarchiques, problèmes de harcèlement, problèmes de paiement de vos salaires etc. Nous ferons tout notre possible pour vous accompagner dans vos démarches.

Celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur la vie de notre section et seraient éventuellement désireux d’y contribuer, à la hauteur de leurs moyens, seront aussi les bienvenu·e·s pour papoter!

Sud Education Paris 1