Réforme des retraites – SUD éducation appelle à la mobilisation

Affichette-24-septembre-B-v1-1.png

Comme toutes les réformes des retraites depuis 1993, la nouvelle réforme annoncée est présentée comme inéluctable. Le gouvernement prétend qu’il y a trop d’inactifs, que le déficit ne cesse de se creuser, et que sans réforme le régime de retraite risque de s’effondrer.

Le gouvernement présente l’allongement de la durée de vie comme un problème, dont la solution toute trouvée est le recul de l’âge du départ en retraite ou la baisse des pensions. Pourtant, nous vivons dans un pays où plus de gens travaillent qu’il y a 40 ans et qui produit plus de richesses chaque année.

Plus égalitaire la réforme ?

Le gouvernement présente sa réforme comme un système prétendument « universel », et donc plus juste. Pourtant les hauts salaires bénéficient toujours d’avantages fiscaux qui leur permettent une épargne individuelle et ainsi de compléter leur pension par capitalisation (avantage déjà prévu par la loi PACTE).

Le nouveau système veut passer pour équitable puisqu’un euro cotisé donnerait les mêmes droits pour tou-t-es. Mais si chacun-e pourra connaître ce qu’il-elle cotise, la valeur du point au moment de la liquidation sera, en réalité, différente d’une année sur l’autre, parce que la volonté de maintenir la part de richesse produite consacrée aux pensions devra rester constante (moins de 14 % du PIB) alors que le nombre de retraité-e-s va augmenter.

Une réforme perdant-perdant

La prise en compte de la totalité de la carrière dans le calcul de la pension (au lieu des 6 derniers mois dans la Fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé) aggravera la situation de celles et ceux qui ont des carrières discontinues (emploi précaire, chômage, temps partiel …). Les femmes en particulier seront les premières victimes de cette réforme, en raison d’un salaire moyen plus faible sur l’ensemble de la carrière et de période non travaillées plus longues.

Dans la Fonction publique, l’intégration promise des primes dans le calcul de la pension pénalise les corps où les primes sont faibles voire quasi inexistantes, comme c’est le cas chez les enseignants-e-s (en particulier du premier degré). L’injustice est si flagrante que Macron lui-même a jugé utile de préciser qu’il y aurait des ajustements dans la prise en compte de leurs salaires (par la création nouvelles primes notamment). Il s’agit bien de déminer à l’avance ce sujet explosif. Ne nous laissons pas berner !

Cependant, aucune solution concrète n’est proposée. Le dernier rendez-vous salarial dans la Fonction Publique (2 juillet 2019) a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de revalorisation salariales, ce qui n’augure rien de bon. Les annonces ridicules de Blanquer lors de sa conférence de presse de rentrée sur les rémunérations ne rassureront évidemment personne.

Peu importe l’âge de départ autorisé (62, 64 ou plus), car il s’agirait de rester à “l’équilibre” : l’objectif du patronat est dans tous les cas de réduire les pensions pour que la solidarité lui coûte moins cher !

Nos revendications

-37,5 années de cotisations pour toutes et tous, public comme privé, et départ en retraite possible dans tous les cas à 60 ans à taux plein
-Taux de remplacement net de 75% pour toutes et tous les pensionné-e-s
-Pour des emplois stables à temps complet, contre toutes les formes d’emplois précaires, suppression des exonérations de cotisations accordées au patronat.
-Maintien et amélioration du système par répartition. Suppression de tous les avantages fiscaux et sociaux pour les fonds d’épargne salariale, assurance-vie et autres fonds de pension.
-L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,

Contre la réforme des retraites, SUD éducation appelle à :

-se réunir en Assemblée générale, heure d’information syndicale ;
-participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
-se mettre en grève et manifester le 24 septembre

Publicités

Assez de cette précarité !!!

L’intersyndicale de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prend acte de la précarité insupportable au sein de l’ESR, soutient l’appel solennel des chercheur-se-s précaires et entend apporter son concours actif. Cette situation de précarité et son aggravation au fil des années peuvent sans exagération être perçues comme le principal problème au sein du système actuel de l’ESR. Elle empêche la réalisation des missions de service public d’enseignement supérieur et de recherche, et entraîne des conséquences catastrophiques du point de vue des conditions de travail et de vie des précaires mais également des titulaires.

Cette précarisation croissante s’inscrit dans une logique prégnante de réduction drastique des coûts. À l’heure où le nombre de bachelier.e.s augmente, cette réduction conduit naturellement à limiter l’accès à l’enseignement supérieur, et à réduire la qualité de l’enseignement dispensé (effectifs intenables en TD, fermeture de TD, inscription d’étudiant.e.s en contrôle terminal ou en formation à distance). Exiger la création de postes titulaires, c’est se donner les moyens d’éviter au maximum qu’une sélection violente, sociale et discriminatoire ne s’exerce à l’entrée à l’université. Cette réduction des coûts se traduit par le gel ou la suppression pure et simple de postes de titulaires depuis 2013 et le recours de plus en plus massif aux vacataires en lieu et place de titulaires, de doctorant·e·s contractuel·le·s et d’ATER. Cette situation conduit la grande majorité des enseignant.e.s-chercheur.e.s à accepter, souvent de manière contrainte, un nombre croissant d’heures supplémentaires, rémunérées et non rémunérées, pour assurer des enseignements, mais également de tâches administratives.

I66273536_2485941101445540_3627008969899245568_n

 

Il est grand temps de réagir. Dans un premier temps, l’intersyndicale entend recenser les besoins au sein des diverses unités de l’université Paris 1. Forte de ces informations, elle pourra exiger pour l’université Paris 1 l’ouverture d’un nombre précis de postes de titulaires – enseignant.e.s-chercheur.se.s et personnels administratifs -, de doctorant·e·s contractuel·le·s et d’ATER, à la hauteur des besoins. Elle invite ainsi les directeur.rice.s et les responsables administratif.ve.s des composantes, des services centraux, communs et des bibliothèques à remplir dès maintenant le questionnaire se trouvant au lien suivant : https://framaforms.org/quels-besoins-a-luniversite-paris-1-…

Une réunion publique organisée par l’intersyndicale de Paris 1 et qui aura lieu fin septembre sera l’occasion de livrer les résultats de cette enquête et de réfléchir aux moyens d’action qui peuvent être engagés.

Snesup-FSU Paris 1, CGT FERC Sup, Sud Éducation Paris 1, SNASUB-FSU Paris 1

Sud Éducation Paris 1 organise le mercredi 19 juin 2019 à 17h30, en salle D633, Galerie Jean-Baptiste Dumas, Sorbonne une réunion publique à laquelle sont conviés tous les personnels titulaires et non titulaires de l’université Paris 1.

Le 3 juin 2019, un appel des chercheuses et chercheurs précaires de l’ESR a été adressé aux fédérations et confédérations syndicales nationales afin que ces dernières organisent une mobilisation pour réagir à la situation dramatique de l’emploi à l’ESR. Cet appel participe d’une mobilisation grandissante chez les précaires (doctorant·e·s et docteur·e·s sans poste) qui dénoncent des conditions d’emploi et de travail de plus en plus insupportables dans l’enseignement supérieur et la recherche, où les besoins sont criants et les moyens alloués pour y répondre plus qu’insuffisants.

Vous trouverez le texte de l' »Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique », signé par une douzaine de collectifs et associations de chercheur.se.s précaires, ci-dessous .

SUD EDUCATION Paris 1 et la section locale du SNESUP-FSU de Paris 1 ont accepté de répondre présents.
À ce titre, Sud Éducation Paris 1 organise le mercredi 19 juin 2019 à 17h30, en salle D633, Galerie Jean-Baptiste Dumas, Sorbonne (entrer par le 14 rue Cujas ou par le 1 rue Victor Cousin), une réunion publique à laquelle sont conviés tous les personnels titulaires et non titulaires de l’université Paris 1.
 
 
************************
Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.
Nous, jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteures et docteurs sans poste, doctorantes et doctorants appelons les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires de la fonction publique à réagir à la situation dramatique de l’emploi dans le service public d’enseignement supérieur et de recherche.
On ne compte plus les postes de titulaires gelés, voire supprimés, à l’université et au CNRS, alors que les exigences auxquelles les jeunes chercheuses et chercheurs doivent se soumettre et les cohortes d’étudiant-e-s n’ont jamais été aussi élevées. Nous demander toujours plus, pour nous en donner toujours moins, pour nous priver toujours plus d’emplois stables permettant de nous projeter et nous protéger a minima dans nos vies, mais également dans notre travail : cela n’est plus possible. Cette situation n’engendre pas seulement de la frustration : elle casse, elle humilie, elle détruit trop de personnes. 
Les titulaires en charge des recrutements ne savent plus quoi dire aux candidates et candidats, tellement elles et ils se sentent désemparé·e·s, si ce n’est qu' »il manque des postes », que la « situation est difficile »… Elles et ils ne souhaitent pas nous décourager, tant elles et ils savent les efforts que nous avons dû nécessairement fournir pour ne serait-ce qu’espérer nous faire une place dans ce milieu. Elles et ils voient également que la compétition entre chercheuses et chercheurs s’est substituée, pour le pire, à leur désir de collaboration collégiale.
Elles et ils savent enfin que le système d’enseignement supérieur et de recherche dépend fondamentalement des précaires pour tenir. Et à effectifs d’étudiantes et étudiants constants, si ce n’est plus élevés (comme cela a déjà été annoncé pour l’année prochaine), nous savons toutes et tous ce que le gel et la suppression de poste systématiques signifient en termes de situation de l’emploi : encore plus de précaires et de précarité qu’auparavant, un manque croissant d’encadrement des étudiantes et étudiants, si ce n’est même un réel abandon de ces dernier·e·s (inscrites et inscrits par ailleurs de plus en plus systématiquement en contrôle terminal, ou même en enseignement à distance, lorsque les capacités d’accueil sont insuffisantes), et des burn outs de plus en plus fréquents chez les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires, contraint.e.s d’accepter des sur-services parfois délirants et de gérer elles-mêmes et eux-mêmes administrativement la précarité dans leur université.
Si toutes et tous les titulaires ne sont pas touché·e·s de manière égale dans leurs conditions de travail personnelles, en revanche, nous ne pouvons croire qu’elles et ils se réjouissent du sort actuel des jeunes chercheuses et chercheurs ou de leurs étudiantes et étudiants.
Des modes d’action existent pour se faire entendre, réclamer et obtenir ce qui est dû au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche :
    – refuser d’assurer des sur-services
    – refuser de recruter des enseignantes et enseignants vacataires au sein de son unité d’enseignement
    – se prononcer et voter dans les différents conseils d’UFR et centraux contre tout gel ou toute suppression de poste et pour l’embauche de titulaires enseignants et administratifs (les personnels administratifs souffrant également de cette précarisation à tous niveaux)
    – se mettre en grève administrative et retenir les notes
Les difficultés pour se mobiliser existent, elles ne sont cependant pas insurmontables. 
Nous appelons les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche à nous soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des titulaires de l’ESR, et à organiser dès à présent au sein des universités des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.
Les titulaires voulant par ailleurs manifester individuellement leur soutien et leur désir d’agir face à cette situation peuvent également nous contacter directement à l’adresse suivante : appeldesprecaires@gmail.com
    
Ils peuvent également contacter les collectifs de jeunes précaires signataires de cet appel :
   
Collectifs signataires :
– CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs)
– ANCMSP (Association Nationale des Candidat·e·s aux métiers de la science politique) 
– Collectif DICENSUS (Défense et Information des Chercheur·es et Enseignant·es Non-Statutaires de l’Université de Strasbourg)
– Collectif Marcel Mauss (Collectif Marcel Mauss des jeunes chercheurs en sciences sociales de Bordeaux)
– Collectif Doctoral de Sorbonne Université (Association des doctorants et doctorantes de la Faculté des Lettres)
– Association MobDoc de Paris 1 – Panthéon Sorbonne (L’Association des Doctorant·e·s Mobilisé·e·s pour l’Université)
– Collectif vacataires Celsa Paris-Sorbonne
– Collectif des précaires de l’université de Poitiers
– Collectif les 68+ de Nanterre
– Collectif Convacs de l’université de Strasbourg
– Collectif des Doctorant.e.s et Non Titulaires de l’université Lyon 2
 
Premiers syndicats signataires :
– Section locale du Snesup université Paris Nanterre
– Section locale du SNESUP-FSU université de Strasbourg
– Section locale de Sud Éducation de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Section locale du Snesup-FSU de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
– Le SNESUP-FSU de l’université de Lille
 

Élections au CNESER : le jeudi 13 juin, votons SUD Éducation !

image
Qui vote ?
Tous les personnels, titulaires ou non, de l’université, votent le jeudi 13 juin pour leurs représentant.e.s au Conseil national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER).

Pourquoi voter ?
Le CNESER est une instance nationale, consultée sur les réformes qui ont des effets directs sur nos établissements : cadre et carte des formations, répartition des emplois ou encore projets de loi en préparation. Bien que le CNESER soit seulement consultatif, la présence dans cette instance permet à SUD Éducation d’obtenir des informations, afin d’alerter les personnels sur tous les sujets qui les concernent et de construire le rapport de force et la mobilisation collective, qui seule peut garantir des avancées.
Le CNESER est également l’instance qui statue en appel et en dernier ressort sur les décisions disciplinaires prises au sein des établissements contre des personnels et étudiant.e.s : choisir des représentant.e.s qui nous défendent en cas d’attaque par la hiérarchie est donc une nécessité !
Comment voter ?
Pour tout.e.s celles et ceux qui n’ont pas fait la demande de vote par correspondance, le vote se fait en urne dans les bureaux de vote habituels ce jeudi 13 juin :

Centre Panthéon : Galerie Soufflot, 1er étage
Centre PMF : salle C1605, 16ème étage
Centre Saint-Charles : SAS de la Direction, 4ème étage

Si vous ne connaissez pas votre bureau de vote, il figure sur les listes électorales, consultables sur l’intranet de l’université (cliquer sur l’onglet « Intranet ») : DAJI, en haut du site > affaires institutionnelles, à gauche, menu à dérouler > listes électorales et listes de candidatures > CNESER.

Il sera possible de voter SUD Éducation dans deux collèges :

  • Le collège B des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, ATER, doctorant.e.s contractuel.le.s…
  • Le collège des personnels BIATSS

Pourquoi voter SUD Éducation ?
SUD Éducation est un syndicat intercatégoriel qui rassemble les personnels, sans distinction de statut ou de grade. Nous portons un syndicalisme de lutte qui défend les droits des personnels sans compromission avec la hiérarchie. Refusant de s’arrêter à la porte de nos lieux de travail, notre syndicalisme vise un projet de transformation sociale. Pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, nous défendons les principes suivants :

  • Halte à la mise en concurrence des personnels, des équipes et des établissements, sous l’effet d’un assèchement des crédits récurrents au profit d’une recherche par projets et d’une individualisation des rémunérations par primes !
  • Contre la précarité, gagnons la titularisation de tous les personnels précaires !
  • Pour une université publique et ouverte à tou.te.s : non à Parcoursup, non à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires !

Pour en savoir plus, pour consulter notre profession de foi :
https://elections.sudeducation.org/
https://sudeducparis1.wordpress.com/
Facebook : sudeducparis1
Contact : sudeducparis1@gmail.com